News !!!!!! 2005

Alton Ellis Alton Ellis : Ska Beat
Ernest Ranglin Ernest Ranglin : Black Diciples
Ken Boothe Ken Boothe : Artibella
sizzla Sizzla : Good Morning
IjahMan IjahMan : Moulding

 

The Skatalites The Skatalites : Rock Fort rock
Toots Hibbert Toots Hibbert : Country Road
Lee Perry Lee Perry : Jah Lion

Alton Ellis

GIRL I'VE GOT A DATE (alt. version)

 

Les origines :

Au départ, il y a le mento, la musique locale traditionnelle jamaïcaine. Le ska, le rocksteady et le reggae lui ont pris le jeu à contretemps de la guitare rythmique, qu’on nomme afterbeat ( un ET deux ET trois ). C’est la seule continuité existant d’une période à une autre. Les traditions folkloriques étaient très fortes, comme par exemple le tambour " nyabinghi " jamaïcain, issu des tambours burru africains.

Les masses de Jamaïque n’ont pas eu de radio avant les années 50, et la musique jouée en public était de fait très importante. Les gens écoutaient surtout la musique des bigs bands et allaient danser au bal sur du rythm and blues avec cuivres.

Un endroit, le Community Center, devient un lieu de rencontre de musiciens branchés, en particulier ces jazzmen qui constituent, dans les années 50 – 60, l’élite consciente de la Jamaïque. Le résultat de leurs bœufs faramineux prend peu à peu forme. En 1964, les jazzmen qui fréquentent le centre prennent le nom de Skatalites.

Après le ska vient le rocksteady, puis le reggae.

 

Du ska au rocksteady : les années 60

Le ska s’est développé en Jamaïque avec l’avènement des années 60. Ce fut la 1ère musique jamaïcaine à être reconnue sur le plan international.

Cette musique était au début à peine différenciable du rythm and blues américain. Celui - ci avait été extrêmement populaire en jamaïque, mais quand son succès commença à décliner, les gros propriétaires de sound systems ( discothèques mobiles conçues à la fin des 40’s ) produisirent leurs propres versions pour satisfaire leurs clients. Les disques étaient alors testés sur les sound systems avant leur sortie commerciale.

L’ innovation stylistique devint une condition sine qua non pour se maintenir en tête d’ une compétition devenue féroce. Le renforcement de l’afterbeat donna un schéma rythmique qui acquit rapidement un nom : Le ska. En 1962, il était déjà établit.

Son répertoire varié finit par comporter des chansons traditionnelles (menta), du gospel revivaliste et des adaptations de musique populaire latine et américaine, mélangées en un tout absolument unique. En quelques années, la Jamaïque avait développé une culture musicale populaire étonnement profonde.

Au milieu des 60’s, elle regroupait des groupes vocaux (comme les Maytals, les Wailers…), des duos et des chanteurs solos (comme Jimmy Cliff et Desmond dekker). Une autre direction était représentée par les instrumentaux ska que jouaient des groupes comme les skatalites.

A cette période, de grandes soirées favorisaient un style de danse plus calme, aux mouvements plus lents et plus subtils. Bientôt, la musique fut faite sur ce modèle, plus lente que le ska mais avec un rythme plus saccadé. La basse en particulier était plus libre, ce qui laissait de l’espace aux autres instruments et libérait le jeu des musiciens. Ce style devint connu sous le nom de rocksteady. Son rythme permettait aux chanteurs jamaïcains plus influencés par la soul d’ exploiter à fond leur capacités. Desmond Dekker atteint des sommets internationaux. La musique résista aux années, spécifiquement jamaïcaine et pourtant porteuse du message positif de la meilleure soul américiane ( Sam Cooke, the Miracles).